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Décorations du Général BOULANGER

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Le Général Georges BOULANGER est un officier général et homme politique français, né le 29 avril 1837 et mort le 30 septembre 1891. Plus connu pour son parcours politique et pour le mouvement "Boulangiste" dont il fut l'inspirateur et l'incarnation, il fut surtout un brillant officier avec de nombreuses campagnes à son actif. Saint-Cyrien de la Promotion Crimée-Sébastopol (1854-1856); officier au 1er Régiment de Tirailleurs Algériens, ayant participé avec ses Turcos à la campagne de Kabylie, d'Italie et en Cochinchine; instructeur à Saint-Cyr ; prenant part à la Guerre de 1870, à la tête du 133e Régiment de Marche, puis 114e Régiment de Ligne; nommé Général de Brigade, commandant la 14e Brigade de Cavalerie ; il sera choisi pour représenter la France au Centenaire de l'Indépendance américaine en 1881 ; Directeur de l'Infanterie, il y met en oeuvre de profondes réformes ; nommé Général de Division, il reçoit le commandement de la Division française d'occupation de Tunisie ; puis Ministre de la Guerre de janvier 1886 à juin 1887, il mène des réformes pour accélérer le relèvement de l'Armée française, tant sur le plan moral que matériel, afin de se préparer à l'éventualité d'une guerre avec l'Allemagne, ce qui lui vaudra le surnom de "Général Revanche".

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Les décorations du Général BOULANGER sont ici présentées, non dans l'ordre protocolaire où elles sont portées, mais plutôt dans l'ordre où elles ont été reçues par leur récipiendaire. Les photographies présentent les décorations originales qui ont été portées par le Général BOULANGER lui-même (à l'exception de la croix de chevalier de l'Ordre d'Isabelle-la-Catholique qui n'est pas parvenue jusqu'à nous). Ces décorations appartenaient à son gendre le lieutenant-colonel Emile DRIANT qui se fit un point d'honneur de conserver les décorations de son beau-père pour honorer sa mémoire et son parcours militaires. Alors qu'il résidait en Tunisie, il dépêcha son frère Léon à la vente des effets personnels du Général qui eut lieu à Bruxelles peu après sa mort afin de conserver ses décorations, son épée et ses épaulettes.

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Chevalier de l'Ordre Impérial
de la Légion d'Honneur

Jeune lieutenant au 1er Régiment de Tirailleurs Algériens, Georges Boulanger participe à la Campagne d'Italie. Lors de la bataille de Turbigo, il est chargé avec ses Turcos d'enlever le village de Robecchetto. A la tête de ses hommes, accueilli par la mitraille, il est gravement blessé d'une balle qui lui traverse le poumon juste sous le coeur et lui ressort par le dos. Laissé pour mort sur le champ de bataille, il doit son salut à son ami le Comte de Brye qui l'aperçut gisant dans un fossé après les combats. Après avoir passé plusieurs jours entre la vie et la mort, il finit par reprendre des forces. C'est sur son lit d'hôpital qu'il reçut cette croix de la Légion d'honneur (offerte par ses turcos et ses camardes de régiment). Il n'avait que 22 ans. Depuis ce jour, il ne put jamais porter une tunique ajustée du côté gauche. Tous ses dolmans étaient laçés sous le bras gauche. Cette blessure qui lui valut sa première décoration le fit souffrir toute sa vie, et l'addiction peu à peu développée à la morphine et à l'opium, qui seuls pouvaient rendre la douleur supportable les dernières années, entraîna sa mort dans des circonstances tragiques.

Chevalier de l'Ordre des
Saints Maurice et Lazare

L’Ordre des Saints Maurice et Lazare, fondé en 1434 par le duc Amédée VIII de Savoie, est une distinction historique à la fois religieuse et militaire, qui fusionne les traditions chevaleresques des ordres de Saint-Maurice et de Saint-Lazare, ce dernier étant originellement dédié à la protection des lépreux et à la défense de la foi chrétienne. Reconnue par le pape en 1572, cette décoration devint un ordre dynastique prestigieux de la Maison de Savoie, puis du royaume de Sardaigne et d’Italie, récompensant les services éminents rendus à la couronne ou à l’Église. 

Le Général Boulanger reçut cette distinction pour sa participation à la bataille de Turbigo avec ses Turcos du 1er Régiment de Tirailleurs Algériens et la blessure reçue lors de la prise du village de Robecchetto.

L'insigne est composé d'une croix tréflée de Saint Maurice émaillée blanc, les branches anglées des bras de la croix de Saint-Lazare à huit pointes pommetées émaillées de vert translucide. Le ruban est de soie moirée vert foncé.

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Médaille commémorative de la Campagne d'Italie

La médaille commémorative de la campagne d’Italie (1859) fut créée par Napoléon III en août 1859 pour récompenser les soldats français ayant participé à la campagne d’Italie, un conflit décisif qui opposa la France et le royaume de Sardaigne à l’Autriche, aboutissant à l’indépendance de plusieurs États italiens et à la marche vers l’unification italienne. 

Cette décoration, attribuée aux 120 000 militaires ayant servi entre avril et juillet 1859, était remise sans distinction de grade, honorant ainsi l’engagement de tous les combattants, des simples soldats aux officiers.

L'avers présente un profil non lauré de Napoléon III qui rappelle celui de la Médaille Militaire. Le revers mentionne les noms des batailles de Montebello, Palestro, Turbigo (à laquelle participa le lieutenant BOULANGER), Magenta, Marignan et Solférino; avec en exergue la légende "Campagne d'Italie 1859". Le ruban de soie moirée rouge à cinq filets blancs rappelle les couleurs de la Maison de Savoie.

Chevalier de l'Ordre
d'Isabelle la Catholique

Ordre royal institué en 1815 par le roi Ferdinand VII d’Espagne, cette décoration est destinée à récompenser les services exceptionnels rendus à la nation espagnole. Bien que principalement civile, cette distinction a également été décernée à des militaires espagnols et étrangers pour des actes de bravoure ou des contributions remarquables.

Le Capitaine BOULANGER reçut cette distinction lors de la campagne en Cochinchine, en 1861, durant laquelle son comportement et ses faits d'armes impressionnèrent les autorités militaires espagnoles qui combattaient aux côtés des Français. A la bataille de Traï-Dan, BOULANGER fut de nouveau gravement blessé, ayant eu la cuisse transpercée par une lance empoisonnée.

La décoration est composée d'une croix d'or à huit pointes, sur le modèle de la croix de Malte, émaillée de blanc, surmontée d’une couronne olympique, avec en son centre l'emblème de l'Amérique et la devise : « A la Lealtad Acrisolada » (« À la Loyauté Éprouvée »). Le ruban est moiré blanc, avec liserés jaune d'or. 

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Officier de l'Ordre Impérial de la Légion d'Honneur

Lorsqu'éclate la Guerre de 1870, le Capitaine BOULANGER est Instructeur à Saint-Cyr. Il sera successivement Chef de Bataillon au 113e Régiment de Marche et Lieutenant-colonel au 114e Régiment de Ligne. C'est à la tête de ce régiment qu'il s'illustra à la bataille de Champigny. Durant la prise de ce village, il sera blessé d'une balle à l'épaule ; refusant d'être évacué, il reprend la lutte à la tête de ses hommes, le bras en écharpe. Lorsqu'il deviendra Ministre de la Guerre, un de ses anciens soldats lui écrira : "A Champigny, surtout, j'admirais le colonel qui par suite de blessures portait son bras en écharpe et les guides de son cheval dans sa bouche et le revolver dans l'autre main".

A l'issue de ce fait d'armes, le lieutenant-colonel BOULANGER sera promu Officier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur, puis promo Colonel quelques semaines plus tard.

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Commandeur de l'Ordre national
de la Légion d'Honneur

Durant les évènements de la Commune qui suivent la Guerre de 1870, le Colonel BOULANGER est plusieurs fois cités à l'ordre de l'Armée pour ses actions à Bourg-la-Reine et à Cachan. Lors de la prise de barricades dans le quartier de la Rue Mouffetard à Paris, il reçoit une sixième blessure, au coude gauche. Un mois après il reçoit la cravate de Commandeur de la Légion d'Honneur. Il n'a que 34 ans.

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Grand Officier de l'Ordre national
de la Légion d'Honneur

Le Général BOULANGER est promu Grand Officier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur alors qu'il est Ministre de la Guerre de janvier 1886 à mai 1887.

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Grand Cordon de l'Ordre
du Nicham Iftikhar

L’Ordre du Nichan Iftikhar (« Ordre de la Fierté ») est une distinction honorifique tunisienne instituée par le bey de Tunis vers 1837. Cet ordre, inspiré des décorations européennes, honore les hauts fonctionnaires, les officiers et les personnalités étrangères ayant contribué au développement ou à la défense de la régence de Tunis.

Le Général BOULANGER fut élevé à la plus haute distinction dans cet ordre lorsqu'il commandait la Division d'Occupation en Tunisie de 1884 à 1886.

La décoration se compose d'une étoile en argent à dix branches à décors de « pointes de diamant » dont les branches alternent avec une autre étoile superposée à dix branches. Le centre porte sur fond vert le monogramme du bey régnant, en l'occurence d'Ali ben Hussein Bey. Elle était accompagnée d'un cordon vert avec deux liserés rouges de chaque côté, passé de l'épaule droite à la hanche gauche, avec un insigne pendant à l'extrémité.  

Grand Croix du Nicham Iftikar
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Officier de l'Instruction Publique

L'Ordre des "Palmes Académiques" a été institué sous l'Empire pour honorer certains membres de l'Université (qui comprend à l'époque les Lycées). Les modalités de son attribution ont été étendues, en 1866, à des personnes non enseignantes ayant rendu des services éminents à l'Instruction Publique.

Très engagé dans la formation et l'éducation de la jeunesse, qui fournit les futurs contingents des Armées, et en particulier dans l'organisation des Sociétés de Gymnastique, le Général BOULANGER sera nommé Officier de l'Instruction Publique durant son passage au Ministère de la Guerre de 1886 à 1887.

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Grand Croix de l'Ordre
du Médjidié

L’Ordre du Médjidié, dont le nom signifie « Ordre de la Bienveillance », a été fondé en 1851 par le sultan ottoman Abdülmecid Ier. Cette décoration impériale fut créée pour récompenser les services civils et militairesexceptionnels rendus à l’Empire ottoman, ainsi que les personnalités étrangères ayant contribué à son prestige.

Le Général BOULANGER fut nommé dans cet ordre alors qu'il était Ministre de la Guerre dans le cadre des échanges diplomatiques habituels dans ces fonctions.
La Grand Croix se distingue par une plaque composée d’une étoile en argent à sept branches, anglées d'un croissant et d'une étoile; le centre en or est orné de la tughra de son fondateur entourée de quatre cartouches d’émail rouge portant la légende de l'ordre en turc : « Patriotisme - Zèle - Loyauté - 1268 (1852) ».

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Grand Croix rouge de l'Ordre
du Mérite Militaire espagnol

La médaille commémorative de la campagne d’Italie (1859) fut créée par Napoléon III en août 1859 pour récompenser les soldats français ayant participé à la campagne d’Italie, un conflit décisif qui opposa la France et le royaume de Sardaigne à l’Autriche, aboutissant à l’indépendance de plusieurs États italiens et à la marche vers l’unification italienne. 

Cette décoration, attribuée aux 120 000 militaires ayant servi entre avril et juillet 1859, était remise sans distinction de grade, honorant ainsi l’engagement de tous les combattants, des simples soldats aux officiers.

L'avers présente un profil non lauré de Napoléon III identique à celui de la Médaille Militaire. Le revers mentionne les noms des batailles de Montebello, Palestro, Turbigo (à laquelle participa le lieutenant BOULANGER), Magenta, Marignan et Solférino; avec en exergue la légende "Campagne d'Italie 1859". Le ruban de soie moirée rouge à cinq filets blancs rappelle les couleurs de la Maison de Savoie.

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Grand Officier de l'Ordre
de la Couronne de Roumanie

Ordre royal institué en 1815 par le roi Ferdinand VII d’Espagne, cette décoration est destinée à récompenser les services exceptionnels rendus à la nation espagnole. Bien que principalement civile, cette distinction a également été décernée à des militaires espagnols et étrangers pour des actes de bravoure ou des contributions remarquables.

Le Capitaine BOULANGER reçut cette distinction lors de la campagne en Cochinchine, en 1861, durant laquelle son comportement et ses faits d'armes impressionnèrent les autorités militaires espagnoles qui combattaient aux côtés des Français. A la bataille de Traï-Dan, BOULANGER fut de nouveau gravement blessé, ayant eu la cuisse transpercée par une lance empoisonnée.

La décoration est composée d'une croix d'or à huit pointes, sur le modèle de la croix de Malte, émaillée de blanc, surmontée d’une couronne olympique, avec en son centre l'emblème de l'Amérique et la devise : « A la Lealtad Acrisolada » (« À la Loyauté Éprouvée »). Le ruban est moiré blanc, avec liserés jaune d'or. 

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Grand Croix de l'Ordre
royal du Cambodge

La médaille commémorative de la campagne d’Italie (1859) fut créée par Napoléon III en août 1859 pour récompenser les soldats français ayant participé à la campagne d’Italie, un conflit décisif qui opposa la France et le royaume de Sardaigne à l’Autriche, aboutissant à l’indépendance de plusieurs États italiens et à la marche vers l’unification italienne. 

Cette décoration, attribuée aux 120 000 militaires ayant servi entre avril et juillet 1859, était remise sans distinction de grade, honorant ainsi l’engagement de tous les combattants, des simples soldats aux officiers.

L'avers présente un profil non lauré de Napoléon III identique à celui de la Médaille Militaire. Le revers mentionne les noms des batailles de Montebello, Palestro, Turbigo (à laquelle participa le lieutenant BOULANGER), Magenta, Marignan et Solférino; avec en exergue la légende "Campagne d'Italie 1859". Le ruban de soie moirée rouge à cinq filets blancs rappelle les couleurs de la Maison de Savoie.

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Grand Croix de l'Ordre
du Dragon d'Annam

Ordre royal institué en 1815 par le roi Ferdinand VII d’Espagne, cette décoration est destinée à récompenser les services exceptionnels rendus à la nation espagnole. Bien que principalement civile, cette distinction a également été décernée à des militaires espagnols et étrangers pour des actes de bravoure ou des contributions remarquables.

Le Capitaine BOULANGER reçut cette distinction lors de la campagne en Cochinchine, en 1861, durant laquelle son comportement et ses faits d'armes impressionnèrent les autorités militaires espagnoles qui combattaient aux côtés des Français. A la bataille de Traï-Dan, BOULANGER fut de nouveau gravement blessé, ayant eu la cuisse transpercée par une lance empoisonnée.

La décoration est composée d'une croix d'or à huit pointes, sur le modèle de la croix de Malte, émaillée de blanc, surmontée d’une couronne olympique, avec en son centre l'emblème de l'Amérique et la devise : « A la Lealtad Acrisolada » (« À la Loyauté Éprouvée »). Le ruban est moiré blanc, avec liserés jaune d'or. 

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Grand Officier de l'Ordre
du Soleil Levant

La médaille commémorative de la campagne d’Italie (1859) fut créée par Napoléon III en août 1859 pour récompenser les soldats français ayant participé à la campagne d’Italie, un conflit décisif qui opposa la France et le royaume de Sardaigne à l’Autriche, aboutissant à l’indépendance de plusieurs États italiens et à la marche vers l’unification italienne. 

Cette décoration, attribuée aux 120 000 militaires ayant servi entre avril et juillet 1859, était remise sans distinction de grade, honorant ainsi l’engagement de tous les combattants, des simples soldats aux officiers.

L'avers présente un profil non lauré de Napoléon III identique à celui de la Médaille Militaire. Le revers mentionne les noms des batailles de Montebello, Palestro, Turbigo (à laquelle participa le lieutenant BOULANGER), Magenta, Marignan et Solférino; avec en exergue la légende "Campagne d'Italie 1859". Le ruban de soie moirée rouge à cinq filets blancs rappelle les couleurs de la Maison de Savoie.

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"Quelle est belle, mes enfants, cette croix de la Légion d'Honneur, lorsque, gagnée par des actes d'héroïsme en face de l'ennemi, elle devient l'emblème sacré de l'honneur d'une famille militaire, lorsque les pères la passent ainsi à leurs enfants, avec le souvenir de leur exemple, enfin, lorsqu'elle brille au foyer des vrais Français, comme l'étoile sur laquelle se guideront les générations suivantes. Pourquoi faut-il qu'elle ait été souvent prodiguée, quelques fois salie, un jour même vendue !"
(Commandant DRIANT / Capitaine Danrit - Petit Marsouin - 1901)

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